vendredi 23 octobre 2015

Vigilante City


Hello à tous.
Bientôt en boutique ou dans vos boîtes aux lettres si vous êtes abonnés (ce que je vous conseille), voilà qu'arrive Casus Belli #16. Comme d'habitude, cet excellent magazine est rempli de bel et bon matériel destiné aux rôlistes de tout poil : critiques, actu, scénarios divers, articles de conseil, inspirations, etc. 
Mais pour ce qui intéresse ce blog, sachez qu'il contient aussi un décor de jeu signé de ma main et nommé Vigilante City ! A l'instar de New York Gigant paru il y a presque un an, il s'agit d'un setting d'une vingtaine de pages prévu à la base pour être motorisé avec les Chroniques oubliées contemporaines - mais qui peut s'adapter aisément à votre système de jeu préféré. 
Voyons tout cela plus en détail.

Vigilante City puise son inspiration dans la tradition des héros de type street-level, qui elle-même est la digne héritière des personnages de pulp des années 1930. Dans une ambiance à mi-chemin entre polar et super-héros, on y voit évoluer des justiciers sans pouvoirs (mais en général surentraînés ou disposant de gadgets perfectionnés) qui luttent contre une criminalité endémique au sein d'une métropole tentaculaire. Exploits physiques, ambiance urbaine et corruption rampante sont en général les ingrédients de ces récits à cheval sur plusieurs genres.
Parmi les influences qui ont guidé ma plume dans la rédaction de Vigilante City, on trouve donc aussi bien de vieux personnages tels le Shadow, le Green Hornet ou le Spider que des héros plus modernes comme Batman (dans sa facette détective, comme sous la houlette de Dennis O'Neil et Neal Adams), Daredevil ou même le Punisher. Mais je peux aussi citer d'autres comics comme le Spirit de Will Eisner ou Sin City de Frank Miller.
Les points communs entre tous ces personnages ou titres sont suffisamment nombreux pour dessiner une tendance voire un genre à part entière. Les héros - bien que masqués et portant des noms de code - ne disposent pas de capacités surhumaines. Ce sont surtout des durs à cuire, des fines gâchettes, des enquêteurs d'élite et tous sont dotés d'une volonté d'acier qui les motive à affronter le crime. Et justement, leurs adversaires sont en général des criminels endurcis, des parrains de la mafia, des tueurs en série - et plus rarement des savants fous ou des désaxés costumés (bien que cela arrive). Enfin, cette lutte implacable se déroule au sein d'une cité aussi étendue qu'écrasante, une métropole gangrenée par le désespoir qui n'est qu'un énorme huis-clos auquel personne ne semble pouvoir échapper. 
J'ai donc mixé tout ça fin d'écrire Vigilante City. Ce décor de jeu prend ainsi place à Main City, une ville majeure de la Côte Est des Etats-Unis - cité rongée par le crime organisé et dont la police corrompue a depuis bien longtemps oublié le slogan "To protect & Serve". Cette situation a poussé certains citoyens à devenir des justiciers pour protéger leurs semblables : et c'est ce genre de héros que les joueurs sont invités à incarner - dans le sillage du Whisper ou de Scarlet Kiss, les deux premiers vigilantes à avoir fait leur apparition à Main City. Ce setting permet de jouer dans diverses ambiances : entre le super-héros urbain, le roman noir ou même la politique (les édiles de Main City jouant un rôle majeur dans le devenir de la ville) - mais l'action y tient bien sûr une place prépondérante ! 
Visuellement, Main City mélange de nombreuses influences. La ville semble ainsi vivre dans des années 1950 perpétuelles alors même que la technologie moderne y existe bel et bien. Internet et smartphone y côtoient ainsi zeppelins publicitaires et voitures au design très Trente Glorieuses. Pour tout dire, c'est avec l'ambiance inimitable de la série animées Batman de Timm & Dini que j'ai voulu renouer - afin d'ancrer Vigilante City dans une intemporalité propice au genre émulé. 

Puisque l'on parle graphisme d'ailleurs, c'est Christophe Ouvrard - déjà mon complice pour les illustrations inédites des suppléments d'Hexagon Universe - qui signe les dessins donnant vie à Vigilante City
Comme d'habitude avec lui, le travail est impeccable et il emploie un noir & blanc très "millerien" pour valoriser l'atmosphère hard-boiled de ce décor de jeu !  

Côté technique, Vigilante City est prévu pour être joué avec les Chroniques oubliées contemporaines mais la partie technique formant la portion congrue du texte (tout juste une nouvelle voie pour créer les justiciers - mise au point par Laurent Bernasconi, elle est comme d'habitude parfaitement dans le ton), il est bien sûr possible d'utiliser d'autres règles. Par exemple, Main City ferait un très bon setting pour Spirit of the Century

J'espère que ce billet vous aura donné envie de découvrir Vigilante City et d'explorer les possibilités de ce mini-univers ! Si vous appréciez les diverses influences listées, nul doute qu'il a tous les atouts pour vous plaire - il ne vous reste donc qu'à lui donner sa chance. 


4 commentaires:

  1. Peut-on espérer une sortie de ces settings sous forme de petits livrets indépendants ?

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    1. Je ne pense pas.
      Peut-être comme décors de jeu dans l'éventuel HS de Casus Belli compilant le matériel pour les Chroniques oubliées contemporaines ? Il faudrait voir avec eux.

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    2. Ok, merci pour ta réponse.
      En attendant je dévore l'article et je me régale. Bien pensé, les références au début, ça met tout de suite dans le ton.

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  2. Excellent setting! J'essaie de le faire jouer à des potes mais ils sont complètement réfractaire au genre. Et c'est bien dommage^^
    Je te laisse le lien d'un petit fan art de Vigilante City
    http://madeddverse.blogspot.fr/2017/02/vigilante-city.html

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